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Championnat du monde MotoGP – Grand Prix d’Italie04.06.2018

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Mir enchaîne

En enchaînant son deuxième podium d’affilée à l’occasion du Grand Prix d’Italie, Joan Mir confirme les promesses qu’il fait miroiter depuis son arrivée en Moto2. La victoire se rapproche.

Italy 2018 (Circuit Mugello)

Les courses

Après sa troisième place au Mans, Joan Mir a retrouvé le chemin du podium dès la course suivante sur le circuit du Mugello. Neuvième sur la grille, le pilote du team Marc VDS s’est rapidement glissé dans groupe de tête. Et malgré un petit temps faible à mi-parcours, il a su redonner un coup de rein dans les trois derniers tours pour devancer Bagnaia et finir sur les talons d’Oliveira et de Baldassari. « J’ai fini totalement épuisé mais ce nouveau podium est une belle récompense, confie Mir. J’ai hâte maintenant de me retrouver à Barcelone sur un circuit que j’adore. » Bien parti de la première ligne et leader au premier tour, Marquez a lui souffert d’un problème de drible qui ne lui a pas permis de jouer le podium. L’Espagnol s’est finalement classé cinquième. En MotoGP, Morbidelli s’est illustré aux essais en s’offrant pour la première fois un passage direct en Q2. La course a été plus compliquée mais le champion du monde Moto2 en titre a tout de même pu se glisser dans les points en terminant quinzième. Tom Lüthi a été moins heureux. Le Suisse est en effet tombé dès le deuxième tour quand Abraham est parti à la faute sous ses roues.

Le championnat

Avec son nouveau top cinq, Alex Marquez compte désormais soixante-dix-huit points au classement général. L’Espagnol pointe en quatrième position au cap du premier tiers du championnat Moto2. Joan Mir se hisse en cinquième position avec soixante-quatre points au compteur. En MotoGP, Morbidelli se retrouve lui à égalité de points avec Hafyzh Syarhin en dix-septième position.

L’histoire

La chute de Michele Pirro qui a nécessité l’interruption de la deuxième séance d’essais libres du Grand Prix d’Italie, vendredi après-midi, restera dans les mémoires. Lancée à plus de 300 km/h, la machine du pilote d’essais Ducati déleste sur la bosse qui prolonge la longue ligne droite du circuit toscan puis se met à guidonner… La roue avant se bloque et l’Italien s’envole dans une effrayante cabriole. Par miracle, il s’en sortira avec une grosse commotion cérébrale mais rien de cassé. Une fois de plus se pose la question de la sécurité sur ce freinage de San Donato et cette bosse sur laquelle les motos décollent à plus de 300 km/h juste avant le freinage d’un virage qui ne négocie à moins de 100 km/h. Cinq secondes en plantant les freins sur une distance équivalente à trois terrains de football… « C’est l’endroit le plus effrayant de la saison », témoigne le nonuple champion du monde Valentino Rossi. En 2007, la cylindrée des moteurs des MotoGP avait été réduite à 800 cm3 pour limiter la puissance et la vitesse. Cela n’avait pas vraiment ralenti ces machines qui restent toujours aussi délicates à piloter. Sur ce même circuit du Mugello, il y a quatorze ans, Shinya Nakano s’était fait une terrible frayeur en éclatant le pneu arrière de sa Kawasaki en pleine ligne droite. Marc Marquez était lui aussi tombé au freinage de San Donato à plus de 300 km/h. « On n’arrivera jamais au risque zéro, quoi qu’on fasse ce sport sera toujours dangereux », conclut Franco Morbidelli qui découvre cette année les frissons du MotoGP.

04.06.2018